vassago a écrit:
Affaire et personne classée.
Très bien ! D'autant plus que tes jugements sur ma personne ne doivent pas intéresser grand monde et que j'ai effectivement pas pu lire tout ton message précédent puisque tu l'as édité avant que je poste ma réponse, entre temps il avait doublé de volume et j'avais autre chose à faire que tout recommencer. Sur le fond ca ne change rien, ce brassage de vent hors sujet et tes attaques/jugements personnelles n'ont rien à faire ici.
Bubu a écrit:
on est dans un forum de discussion, alors, discutons:
Super, merci !
Citation:
Évidemment, l'animal n'assimile pas le photographe au photographe, ni le promeneur au promeneur, mais il analyse les éléments qui lui parviennent en fonction de l'expérience qu'il en a.
Les braillements sont pour lui des signaux clairement identifiés qui lui permettront, soit de se dérober en toute sécurité de loin, soit de tendre seulement l'oreille et de regarder passer.
Être observé, épié, c'est autre chose:
Il n'y a d'abord pas le secours du vent. L'agresseur supposé s'en étant accommodé à priori, l'animal ne perçoit que les bruits, quand le supposé danger est à proximité immédiate, dans son périmètre de sécurité. Comme ces bruits sont le plus souvent très discrets, ils font tout simplement craindre à un prédateur en phase d'approche. (image du félin dans la jungle)
En théorie c'est séduisant et ca tient debout. En pratique c'est beaucoup plus compliqué et ne peut pas se résumer à ces généralités.
Voilà quelques exemples en vrac :
Comme dit plus haut, les personnes qui font de l'observation n'ont aucun intérêt à déranger les animaux sinon ceux-ci s'enfuient ou changent leurs habitudes. Déjà là il y a un problème, donc. Que ca soit pour de l'obs ou de la photo-affût, tout est fait pour ne pas se faire remarquer et en général, dans le cas de la photo, ca se remarque très bien dans l'attitude de l'animal photographié (en alerte ou non). Certains arrivent même à se faire accepter par les animaux... encore ce matin je lisais un article sur une dame de ma région qui étudie les castors depuis plusieurs années et qui a réussi à se faire accepter par une famille et nager avec eux. Eh oui... l'homme n'est pas toujours vu comme un ennemis.
Bien sur il y a des excès et problèmes de comportement partout ! Ca ne signifie pas que ces derniers doivent être généralisés pour en tirer des conclusions.
Il y a des espèces qui ne supporte aucun dérangement sous peine d'abandonner un territoire, une nichée, voire de mettre sa vie en danger. Que ca soit ponctuel et massif ou léger et répétitif. Cet hiver il y a eu, en Suisse, des exemples avec le tétras lyre et les parcours raquettes. Cette espèce est très fragile ici et les déranger lorsqu'ils sont à l'abri sous la neige implique d'importante perte d'énergie ce qui est dangereux pour eux, surtout lors d'un hiver si long. A l'inverse il y a des gens qui font des suivis de cette espèce, qui doivent donc observer, et qui engendrent beaucoup moins de dérangement...
Dans le Jura, ce sont les courses d'orientation au printemps qui posent problème. En discutant on arrive à simplement déplacer les dates et tout le monde est content.
Un exemple fameux est celui des Gypaètes, espèce mythique et oh combien fragile, dont l'approche des nids est strictement réglementée.
Autre exemple inverse, l'année passé une grive à ailes rousses est arrivée par hasard en Belgique, chose rare. L'ornitho engendre parfois des comportements étranges et pas forcément très positifs, des centaines d'observateurs se sont déplacés pour aller voir cette grive. On peut critiquer ce comportement (je ne serai pas la dernière à le faire), mais pour ce qui est du dérangement de l'espèce... il a été nul, l'oiseau est resté longtemps au même endroit malgré l'alignement quotidien de télescopes à proximité.
Il y a plein d'autres exemples comme ça. Dans certaines régions il y a des oiseaux qui peuvent être approché à quelques mètres même pendant la nidification sans les mettre en danger (sans être bourrin, on s'entend !), ils viennent même vers vous par curiosité c'est dire s'ils ne sont pas stressés... et d'autres qu'il ne faut surtout pas approcher à moins de 50-100m sous peine de les faire abandonner une nichée. Même région, espèces différentes, parfois proches... sensibilités différentes.
Dans ce fil, on a le cas d'une réserve, ce qui implique des oiseaux et animaux habitués à une certaine tranquillité, ils viennent là pour ça, et se sentant assez à l'aise pour y nicher... un dérangement aussi massif qu'une course va de toutes façons engendrer un stresse énorme.
Tout ca ne démontre qu'une chose... la nature est bien plus complexe que ce qu'on peut parfois croire.
Jacky : Citation:
Je dirais que sa réponse est politiquement correct... Pour mon interlocuteur c'est justifié...
Est-ce que tu peux nous en dire plus ou ce n'est pas possible ?
Il serait intéressant de savoir comment une assoc de protection de la nature justifie un tel évènement. C'est une assoc bénévoles où est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ?
Quand on voit le parcours on dirait que c'est en plein dans la réserve. C'est vrai ou c'est juste une impression ?
Merci Fr@nck pour ton lien, je vais le lire plus attentivement.